Enseignants du privé sous contrat : les engagements du Snec-CFTC pour votre carrière

Salaires, conditions de travail, évolution de carrière et reconnaissance du métier : le Snec-CFTC se mobilise pour les enseignants du privé sous contrat.
Enseignant en classe

Revaloriser le métier d’enseignant : un impératif de  rémunération et de reconnaissance

Rémunération des enseignants : le constat d’un manque de reconnaissance financière

La rémunération des enseignants est un enjeu capital. Le salaire perçu ne reflète ni le niveau d’étude requis, ni les rémunérations proposées dans d’autres ministères, ni celles pratiquées dans de nombreux pays européens.

Leur pouvoir d’achat diminue année après année, l’évolution salariale ne suivant plus le coût de la vie.

Le constat du manque de reconnaissance du travail invisible des maîtres et de leur expertise

Au pouvoir d’achat en baisse s’ajoute une image sociale dégradée : les enseignants sont souvent perçus, à tort, comme bénéficiant de trop de vacances ou d’un temps de travail faible. C’est ignorer le temps de travail « invisible » – préparation des cours, corrections, réunions – pourtant essentiel à la mission éducative. En outre, leur expertise de plus en plus contestée et la détérioration de leurs conditions de travail provoquent un mal-être croissant chez bon nombre de nos enseignants.

Les revendications du Snec-CFTC pour un métier mieux reconnu

Le Snec-CFTC demande :

  • une amélioration réelle des conditions de travail, accompagnée d’une revalorisation salariale cohérente avec le niveau d’étude et l’expertise attendue ;
  • une définition précise et partagée des missions de l’enseignant, afin de clarifier les différents rôles qu’il assume quotidiennement dans le cadre de son métier ;
  • la reconnaissance de l’ensemble des missions effectivement réalisées, y compris celles souvent considérées comme invisibles, mais indispensables au fonctionnement de l’établissement ;
  • une protection renforcée par l’employeur et un accompagnement clair des instances (DDEC, IEN, Rectorat) lors des difficultés professionnelles rencontrées au cours de la carrière.

Le Snec-CFTC porte les valeurs de la CFTC : la reconnaissance de l’enseignant dans sa personne, dans son statut et dans l’évolution de son métier.

Enseignants du privé sous contrat

Carrière professionnelle et mobilité : sécuriser les parcours des enseignants du privé

Mouvement de l’emploi : faire face à la réduction des postes et des mutations

Le Snec-CFTC s’inquiète de l’évolution du mouvement de l’emploi.

La réduction des moyens entraîne une diminution du nombre de postes dans certaines académies, obligeant les enseignants à changer d’établissement ou à cumuler plusieurs services. Les possibilités de mutation se restreignent et certains lauréats de concours doivent passer par la Commission Nationale d’Affectation.

Evaluation PPCR : pour un avancement équitable sans le frein du contingentement

Le Snec-CFTC a obtenu que l’évaluation des maîtres ne soit plus vécue comme une sanction, mais comme un outil de valorisation et d’amélioration des pratiques professionnelles, fondé sur un référentiel de compétences et sur l’implication de l’enseignant dans la vie de l’établissement.

Si, sur le papier, le PPCR constitue une avancée, son fonctionnement reste imparfait.

Le dispositif est concentré sur une période restreinte et est soumis à un contingentement. Ainsi, l’appréciation « excellent » ne garantit pas l’accès à l’avancement accéléré.

De même, l’accès à la classe exceptionnelle dépend de l’avis de l’inspecteur et du chef d’établissement et cela sans visite. Un avis très favorable peut être pérenne, mais le contingentement continue de limiter les promotions, ce qui nourrit un sentiment d’injustice.

Par ailleurs, l’évaluation menée par le chef d’établissement peut dériver vers des critères non officiels ou personnels, fragilisant l’équité du dispositif.

Fin de carrière et usure professionnelle : l’urgence d’une gestion plus humaine

Allongement progressif des carrières et épuisement professionnel

L’allongement progressif des carrières, conséquence des réformes successives, s’accompagne d’un manque d’aménagements adaptés. Cela entraîne une hausse des arrêts maladie liés à l’épuisement professionnel et conduit de plus en plus d’enseignants à envisager d’autres voies ou à se reconvertir.

Le Snec-CFTC observe que de plus en plus d’enseignants travaillent jusqu’à 70 ans pour avoir une retraite décente qui leur permettra de vivre.

Absence d’aménagement des fins de carrière

Il n’existe pas de réponse adaptée pour les enseignants du privé sous contrat souhaitant se réorienter professionnellement.

Réforme du PPCR et fin de carrière : les solutions portées par le Snec-CFTC

Le Snec-CFTC demande :

  • la fin du contingentement pour les maîtres ayant obtenu « excellent » (hors classe) ou « très favorable » (classe exceptionnelle) ;
  • la suppression de l’évaluation par le chef d’établissement ;
  • la possibilité d’un nouveau rendez-vous de carrière pour revoir l’appréciation ;
  • une réelle prise en compte, par les inspecteurs, de l’investissement des enseignants dans la vie de l’établissement (projets, responsabilités, représentation du personnel…) ;
  • la création de congés de reconversion et une évolution du CPF, afin qu’il devienne un véritable outil de changement de voie professionnelle et soit pleinement géré par l’État employeur ;
  • des aménagements de poste pour limiter l’usure professionnelle et dénonce une situation qui empêche les enseignants de partir à l’âge légal, les contraignant parfois à travailler jusqu’à 70 ans.

Le Snec-CFTC défend les enseignants pour sécuriser le déroulement de carrière.

Formation des enseignants

Formation des enseignants et accompagnement : pour un parcours professionnel choisi et de qualité

Formation initiale et stagiaires

Du côté des lauréats concours

  • La diversité des postes proposés aux lauréats peut engendrer des difficultés importantes : affectation sur plusieurs établissements, prise en charge de classes multi-niveaux et/ou éloignement géographique de l’ISFEC.
  • La charge de travail exigée durant l’année de stage, au regard des attendus institutionnels, est souvent très lourde.

Du côté des tuteurs

  • La mission de tuteur est peu attractive et représente une charge de travail conséquente, ce qui contribue à la difficulté de recrutement.
  • Les moyens accordés aux tuteurs pour mener à bien leur mission sont insuffisants.

Du côté des formations proposées

  • Les exigences de certains formateurs peuvent parfois apparaître démesurées.
  • La diversité et la qualité de l’offre de formation varient fortement d’un ISFEC à l’autre.
  • Certaines formations semblent déconnectées des réalités du terrain et des problématiques concrètes rencontrées en classe.

Formation continue : sortir de la contrainte pour redonner du sens

  • Les formations disciplinaires proposées manquent parfois de qualité ou ne sont pas adaptées aux réalités du terrain, ce qui limite leur attractivité auprès des enseignants.
  • Le caractère obligatoire de certaines formations, lorsqu’elles ne répondent pas à un besoin réel, n’incite pas à valoriser la formation.
  • La formation est souvent ressentie comme une contrainte, voire comme une perte de temps. Dans certains cas, le seul bénéfice perçu est le temps d’échange informel, notamment lors des temps de repas. Cela conduit certains enseignants à préférer rester en classe auprès de leurs élèves et à s’auto-former.

Les revendications du Snec-CFTC : vers un système de formation cohérent, reconnu et porteur de sens

Formation initiale

Le Snec-CFTC demande :

  • que les supports de stage des lauréats soient adaptés à leurs besoins de formation et non prioritairement à ceux des établissements. Le nouveau concours devra permettre une vigilance accrue sur ce point ;
  • la reconnaissance effective du statut de tuteur lors des rendez-vous de carrière ;
  • une harmonisation nationale de la formation dispensée par les ISFEC, tout en leur laissant une marge de liberté pédagogique, accompagnée d’un contrôle régulier de l’offre de formation.

Formation continue

Le Snec-CFTC demande :

  • une attention particulière portée à la formation des maîtres délégués, ainsi que la mise en place d’un tutorat par les pairs, afin de leur permettre d’enseigner dans de bonnes conditions et, à terme, de se présenter aux concours ;
  • une refonte du système de formation afin qu’il ne soit plus subi, mais choisi et porteur de sens ;
  • le développement et la reconnaissance des formations autodidactes (formations CANOPÉ, formations en ligne, etc.), permettant aux enseignants de choisir les thématiques, les modalités et les temps de formation, tout en validant des compétences. Ces dispositifs offrent également la possibilité de réorienter son parcours si une formation ne correspond pas aux attentes ;
  • une meilleure reconnaissance, par les chefs d’établissement, des besoins en formation exprimés par les enseignants.

Charge de travail des enseignants : le Snec-CFTC exige la reconnaissance des missions invisibles

Un travail invisible non reconnu

Le temps de travail des maîtres ne cesse d’augmenter du fait de nouvelles missions particulièrement chronophages : prise en charge des élèves à BEP (besoins éducatifs particuliers), suivis individualisés, multiplication des réunions, évaluations nationales, etc.
Par ailleurs, les temps de formation se déroulent de plus en plus fréquemment en dehors du temps de travail.

Les sollicitations des familles sont également plus nombreuses et plus pressantes, nécessitant des réponses rapides et des rencontres multiples.

 

Travail des enseignants

 

Revalorisation de l’ISAE/ISOE et baisse des effectifs : les priorités du Snec-CFTC

La diminution des dotations aux établissements entraîne une augmentation des effectifs par classe. Le nombre croissant d’élèves ne permet plus d’enseigner correctement.

Cette extension du temps de travail et la dégradation des conditions d’exercice ont un impact direct sur la vie personnelle et familiale des enseignants des établissements privés sous contrat.

Le Snec-CFTC demande :

  • la reconnaissance des missions particulières qui n’étaient pas prévues à l’origine dans l’ISAE et l’ISOE ;
    cette reconnaissance doit se traduire par une baisse des effectifs par classe et par une revalorisation indemnitaire prenant en compte le travail invisible.
  • une revalorisation de l’ISAE et de l’ISOE ainsi qu’un bornage clair des missions supplémentaires.

Santé au travail et reconversion : agir pour la santé des enseignants

Inclusion scolaire : un défi majeur sans moyens adaptés

L’inclusion scolaire accroît la charge de travail sans que les moyens humains et matériels ne soient suffisants ou correctement pilotés. Une école inclusive sans moyens adaptés met en difficulté les élèves comme les enseignants et crée un décalage préjudiciable vis-à-vis des familles concernées, ainsi qu’un sentiment d’impuissance professionnelle du côté des enseignants.

Climat scolaire et risques psycho-sociaux : une protection insuffisante

L’employeur a l’obligation légale d’évaluer les risques professionnels (DUERP) et de garantir la protection de la santé physique et mentale des personnels tout au long de leur carrière. Or, ces obligations sont trop souvent négligées. L’évolution de la société, des comportements et la dégradation du climat scolaire renforcent la pression professionnelle et émotionnelle qui pèse sur les personnels.

Médecine de prévention : un dispositif à l’efficacité inégale

Les principes généraux de prévention et la médecine de prévention existent sur le papier, mais leur mise en œuvre reste défaillante. Pour les maîtres du privé sous contrat, titulaires comme délégués, la médecine de prévention reste essentiellement consultative et manque de moyens réels. Cette situation est particulièrement problématique dans les cas des demandes de temps partiel thérapeutique, de reconnaissance de handicap ou de maladie professionnelle.

Les revendications du Snec-CFTC pour une réelle prise en compte de la santé des enseignants

Le Snec-CFTC demande :

  • un accès effectif et régulier à une véritable médecine du travail, dotée de moyens d’intervention concrets pour protéger les personnels ;
  • des moyens humains et financiers à la hauteur des ambitions de l’école inclusive afin de ne plus laisser les enseignants seuls face à des situations complexes ;
  • la facilitation des aménagements de poste (prévention primaire) dès les premiers signes d’usure ou de difficulté de santé ;
  • une fluidification des passerelles vers d’autres administrations, permettant une mobilité professionnelle réelle pour ceux qui souhaitent ou doivent quitter l’enseignement.

Pour le Snec-CFTC, la protection de la santé des enseignants est la condition essentielle d’un engagement serein et durable dans ce métier.

Les dossiers Enseignants du Snec-CFTC

Pour aller plus loin, découvrez l’ensemble des dossiers enseignants du privé sous contrat publiés par le Snec-CFTC.

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