AESH : un métier à valoriser, des conditions de travail à améliorer

AESH : le Snec-CFTC lance l'alerte ! 🚨 Recrutement, précarité, salaire, reconnaissance : découvrez les 6 revendications urgentes pour des AESH et une école inclusive dignes de ce nom.
Enseignant en classe

Les Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap (AESH) jouent un rôle crucial dans le système éducatif français en assurant l‘inclusion et le soutien des élèves ayant des besoins particuliers.

La loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances fête ses 20 ans en 2025. Aujourd’hui, plus que jamais, les AESH sont des acteurs majeurs de notre École.

AESH

Agissons pour un recrutement conséquent des AESH

Manque de personnel = enfants mal ou non accompagnés

Chaque année, les médias mettent en avant le manque important d’AESH au sein de nos établissements. Des milliers d’enfants sont touchés par ce déficit  important d’accompagnement. En effet, loin des promesses annonçant que “chaque enfant qui a une notification AESH sera accompagné”, nous constatons une carence d’accompagnement dans la majorité des situations. Les enfants ne bénéficient pas de la totalité des heures prévues par les MDPH.

Malgré l’importance de leur mission, les AESH font face à de nombreuses difficultés professionnelles qui nécessitent une attention urgente et des mesures concrètes.

Agissons contre les conditions de travail précaires des AESH

Des contrats trop précaires

De nombreux AESH ont des contrats à durée déterminée (CDD) ou des temps partiels et sont contraints de compléter leurs revenus par une deuxième activité salariée.

Cette précarité engendre une instabilité professionnelle importante qui se répercute sur la vie personnelle. Les revendications incluent une stabilité de l’emploi.

 Les AESH demandent des contrats à durée indéterminée (CDI) pour garantir une sécurité de l’emploi, un épanouissement et un investissement à long terme.

Cette incertitude constante sur l’avenir est pesante au quotidien. Elle ne favorise pas l’épanouissement professionnel ni l’engagement dans le métier.

Un emploi du temps morcelé

De plus en plus d’AESH sont amenés à accompagner plusieurs élèves (jusqu’à une dizaine pour certains), ce qui occasionne souvent de nombreux déplacements (pas toujours remboursés) entre les établissements, une adaptation aux différentes organisations mais aussi et surtout un accompagnement difficile et de ce fait peu efficace, de quelques heures parsemées dans la semaine.

Le Snec-CFTC dénonce ce “principe de mutualisation des moyens” qui ne permet pas, dans un premier temps, à chaque élève de bénéficier réellement de l’aide dont il a besoin et qui empêche également les AESH de s’investir entièrement auprès de l’élève notifié pour être au plus près de ses besoins.

aesh

Agissons pour un salaire décent pour les AESH

La question de la rémunération est centrale dans les revendications des AESH. Leur salaire est très insuffisant au regard de leurs responsabilités.

Le Snec-CFTC défend :

Une revalorisation salariale

Une révision des grilles salariales par une augmentation des salaires est demandée pour que ceux-ci soient en adéquation avec le coût de la vie et les exigences du métier.

Une égalité de traitement entre les employeurs

Selon l’employeur (DSDEN ou OGEC), le contrat n’est pas le même. L’agent est AESH s’il est employé par la DSDEN (Direction des Services Départementaux de l’Education Nationale) tandis qu’il est AVS s’il est employé par l’OGEC (Organisme de Gestion de l’Enseignement Catholique). De ce fait, les grilles salariales diffèrent également.

Le Snec-CFTC revendique une grille salariale commune revalorisée, afin de reconnaître les missions et les responsabilités confiées aux AESH auprès de chaque élève notifié.

Agissons pour une reconnaissance du métier

La reconnaissance professionnelle des AESH est cruciale pour valoriser leur rôle dans le système éducatif. Depuis de nombreuses années, les missions et responsabilités qui leur sont confiées ont évolué, néanmoins la reconnaissance du métier reste très, trop, discrète.

Un statut professionnel clair

Les AESH souhaitent un statut professionnel clarifié avec la création d’un corps AESH qui reconnaisse leur expertise et leur engagement avec des perspectives de carrière.

Le Snec-CFTC revendique de réelles évolutions professionnelles, notamment avec la  mise en place d’une formation diplômante permettant d’accéder au métier d’éducateur(trice) spécialisé(e) au sein de l’Éducation nationale.

Une intégration dans les équipes pour un partenariat efficace

A l’avenir, le Snec-CFTC souhaite que les AESH :

– intègrent le pilotage des zones de coordination des PIAL.

– soient mieux intégrés dans l’équipe éducative : une meilleure intégration et reconnaissance au sein de l’équipe éducative sont demandées pour favoriser une collaboration efficace avec les enseignants et les autres professionnels.

Comme l’a réaffirmé la circulaire n° 2019-088 du 5-6-2019 sur l’école inclusive, les AESH sont membres à part entière de la communauté éducative. Le personnel accompagnant des élèves en situation de handicap participe au travail collectif des établissements dans lequel il exerce ses fonctions. De ce fait, son intégration est importante. Des temps d’installation et de présentation doivent être pensés en amont pour permettre à l’AESH de découvrir sereinement l’environnement dans lequel il évoluera ainsi que l’équipe dont il fera partie.

Un réel partenariat doit être créé entre les membres de l’équipe éducative, dont les AESH font partie intégrante, afin d’avancer ensemble. Chacun étant force de propositions, vers la réussite et le bien-être des élèves accompagnés dans les classes.

Respect strict des missions allouées

Beaucoup trop souvent, il est demandé aux AESH d’aider un groupe d’élèves, d’épauler l’ASEM (Agent Spécialisé des Ecoles Maternelles), d’aller faire quelques photocopies ou même de surveiller un groupe d’élèves ou la cour de récréation… Mais ne mélangeons pas les missions !

Le métier d’AESH est défini par des fonctions et des missions claires précisées et développées par la circulaire n°2017-084 du 3 mai 2017. Elles définissent l’accompagnement des élèves sur trois plans selon les besoins repérés :

  • les actes de la vie quotidienne ;
  • l’accès aux activités d’apprentissage ;
  • les relations humaines et la vie sociale.

Chacun de ces trois pôles est développé par des missions précises qu’il est essentiel de respecter.

Défendons une équipe pédagogique qui s’entraide, qui collabore, mais avant tout un respect mutuel du métier de chacun et des missions confiées à chaque partenaire.

Les heures connexes (heures hors de la présence des élèves) doivent être explicitées et référencées dans un document de suivi.

aesh

Une égalité sur tous les plans

Les avantages sociaux se doivent d’être identiques pour tous les AESH quel que soit l’établissement d’affectation (public et privé) .

Quid de l’enseignement agricole ?

Le Snec-CFTC rappelle que le statut d’AESH n’existe pas dans l’enseignement agricole privé. Nous constatons cependant que les besoins y sont importants.

Le Snec-CFTC dénonce cette inégalité de traitement pour les accompagnants, les apprenants et les familles. Le Snec-CFTC demande donc la création d’un statut ouvert à l’enseignement agricole privé.

Agissons pour une formation de qualité pour les AESH

La formation initiale

La formation initiale actuelle de 60 heures ne semble pas suffisante pour que les AESH puissent prendre leurs fonctions de manière sereine. Le Snec-CFTC revendique une formation initiale révisée et enrichie en termes de contenu et de volume horaire. Celle-ci semble être nécessaire pour pouvoir faire les premiers pas sur le terrain auprès de chaque élève accompagné de manière assurée, à l’écoute des besoins et en étant source de propositions dans le but de favoriser l’inclusion de l’élève dans les meilleures conditions.

La formation continue

De même, l’accès à des formations régulières et adaptées est essentiel pour permettre aux AESH de développer leurs compétences sur des sujets variés et de répondre aux profils et aux  besoins multiples des élèves notifiés.

Agissons pour un accès aux ressources et au matériel pédagogique

Pour accompagner efficacement les élèves, les AESH ont besoin de ressources pédagogiques adaptées. Les revendications incluent :

  • Un accès au matériel pédagogique : les AESH demandent un accès facilité aux outils pédagogiques et aux technologies adaptées.
  • Un soutien institutionnel : pour garantir que les AESH disposent des ressources nécessaires pour accomplir leur mission.

Les revendications sont le reflet d’une nécessité urgente de réformer leur statut et leurs conditions de travail. En répondant à ces demandes, le système éducatif français peut non seulement améliorer les conditions de travail des AESH, mais aussi renforcer l’inclusion et la qualité de l’éducation pour tous les élèves. La reconnaissance et le soutien des AESH sont essentiels pour bâtir une École véritablement inclusive et équitable.

Le Snec-CFTC demande un recrutement adapté aux besoins dans les établissements.

Le Snec-CFTC défend chaque jour les droits des AESH, une revalorisation et une égalité salariale, un droit à la formation enrichie, un statut  et un métier reconnu de tous…pour de meilleures conditions de travail.

Les dossiers AESH du Snec-CFTC

Pour aller plus loin, découvrez l’ensemble des dossiers AESH publiés par le Snec-CFTC.

Syndicat CFTC - enseignement privé

Notre syndicat

Faites connaissance avec le syndicat : historique, objectifs, organisation, fonctionnement...

Notre ADN
Revendications du syndicat Snec-CFTC

Projet politique

Découvrez les convictions, les revendications et les actions du syndicat Snec-CFTC.

Notre projet
Publications du Snec-CFTC

Publications

Consultez nos guides annuels "Les Essentiels" et nos panneaux syndicaux mensuels.

Nos publications