L’Article R914-1 du Code de l’éducation est formel : les professeurs documentalistes sont des « maîtres ». La Circulaire de 2017 confirme que leur mission est fondamentalement pédagogique et éducative, notamment dans l’expertise cruciale de l’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI).
Pourtant, cette légitimité statutaire est souvent bafouée sur le terrain. Le rôle d’enseignant est peu valorisé, les heures d’enseignement sont bloquées malgré les ORS et la gestion du CDI prime sur l’action pédagogique.
Le Snec-CFTC se mobilise pour exiger une RECONNAISSANCE pleine et entière : celle qui applique les textes, valorise l’enseignement par une juste indemnité, et assure un avenir au corps par la création d’une inspection dédiée.

La RECONNAISSANCE du professeur documentaliste : un combat du Snec-CFTC
L’article R914-1 du code de l’éducation est clair : la reconnaissance est statutaire : “pour l’application des dispositions du présent chapitre, les mots maître ou maîtres désignent également les documentalistes contractuels ou agréés, sauf disposition contraire”.
Le constat : les professeurs documentalistes sont des enseignants. Leur rôle pédagogique n’est pas assez reconnu. Le Snec-CFTC se bat pour cette RECONNAISSANCE.
Dans l’Enseignement agricole, les documentalistes de droit public ont bien le statut d’enseignants documentalistes.
La RECONNAISSANCE du rôle pédagogique des enseignants documentalistes, une exigence des textes
Les textes officiels affirment la spécificité du métier de professeur documentaliste et lui reconnaissent un rôle pédagogique. Ainsi, selon la circulaire relative aux missions des professeurs documentalistes (2017) : « La mission du professeur documentaliste est pédagogique et éducative. Par son expertise dans le champ des sciences de l’information et de la communication, il contribue aux enseignements et dispositifs permettant l’acquisition d’une culture et d’une maîtrise de l’information par tous les élèves. Son enseignement s’inscrit dans une progression des apprentissages de la classe de sixième à la classe de terminale, dans la voie générale, technologique et professionnelle. »
- Pourtant, la réalité entrave cette reconnaissance : la réalité quotidienne dans les établissements est bien différente. Nombreux sont les chefs d’établissement qui refusent de confier des heures d’enseignement aux professeurs documentalistes, alors que le ministère de l’Education nationale confirme qu’ils sont tout autant légitimes que leurs collègues de discipline à s’emparer des projets EMI (Education aux Médias et à l’Information) du cycle 4.
La NON-RECONNAISSANCE des heures d’enseignement : le double décompte des ORS trop souvent inappliqué
Depuis le décret des ORS (Obligations réglementaires de service) de 2014, les professeurs documentalistes ont la possibilité, avec leur accord, d’effectuer des heures d’enseignement. Chacune d’elles est alors décomptée pour la valeur de 2 heures de documentation. Rares sont les établissements scolaires qui font ce choix.
Le paradoxe de la non-reconnaissance
Cette récupération des heures de documentation est souvent contestée par peur de nuire au bon fonctionnement du CDI. Ainsi, les professeurs documentalistes sont privés de leur mission d’enseignement au profit de la simple gestion des flux d’élèves, ce qui entrave la pleine reconnaissance de leur expertise.

EMI : le défaut de reconnaissance compromet l’application des directives ministérielles
La transdisciplinarité voulue pour l’enseignement de l’EMI (Education aux médias et à l’information) reste très inégale d’un établissement à l’autre voire inexistante. L’enseignant documentaliste, pourtant «maître d’œuvre» de la transdisciplinarité EMI est la plupart du temps totalement écarté du dispositif car on ne lui accorde pas d’heures d’enseignement spécifiques dans l’emploi du temps des élèves. De fait, il est impossible à nombre de professeurs documentalistes de suivre les directives de la circulaire de missions et des IA-IPR en matière de formation des élèves.
🎯 Nos revendications : pour une pleine RECONNAISSANCE statutaire et financière des professeurs documentalistes
Le Snec-CFTC exige des actions pour la reconnaissance effective des professeurs documentalistes
Application des textes
Que les textes soient systématiquement appliqués et que les professeurs documentalistes soient pleinement reconnus dans leur rôle pédagogique.
Egalité indemnitaire
Que les professeurs documentalistes aient la possibilité de percevoir une indemnité comparable à l’indemnité pour HSA et HSE, que ce soit au titre d’heures d’enseignement d’EMI ou de tout autre enseignement.
Reconnaissance du corps d’inspection
Que soit créé un corps d’inspection en documentation. Il est inacceptable que les professeurs documentalistes relèvent de l’inspection EVS (établissement – vie scolaire) sans qu’aucun inspecteur ne soit issu de leur corps.
Indemnité de base
Il est inacceptable que les professeurs documentalistes n’aient pas le droit à la prime d’équipement informatique.
🚀 Aller plus loin dans la RECONNAISSANCE du métier de professeur documentaliste
Pour assurer un avenir au corps, le Snec-CFTC demande de longue date :
→ l’ouverture d’une agrégation en documentation (condition nécessaire pour accéder au corps des IA-IPR).
Le Snec-CFTC revendique la reconnaissance et l’amélioration du statut des professeurs documentalistes.

Les dossiers professeurs documentalistes du Snec-CFTC
Pour aller plus loin, découvrez l’ensemble des dossiers professeur documentaliste publiés par le Snec-CFTC.














