Les mobilisations organisées par le Snec-CFTC les 27 et 28 mai ont marqué une étape importante dans la défense de la prévoyance des enseignants du privé sous contrat.
Le 27 mai, partout en France, plus de 3 000 enseignants se sont rassemblés devant plus de 50 directions diocésaines à l’appel du Snec-CFTC et dans plusieurs territoires dans le cadre d’intersyndicales locales. Le 28 mai, à Paris, la mobilisation s’est poursuivie dans le cadre d’une manifestation intersyndicale nationale.
Ces actions commencent à produire des effets.
Là où l’Enseignement catholique est fortement implanté — à Rennes, Nantes, dans les Hauts-de-France, mais aussi dans bien d’autres territoires — des directeurs diocésains osent désormais le dire : la suppression de la prévoyance des enseignants n’est pas acceptable. Certains demandent même un moratoire avant toute décision irréversible.
Le Snec-CFTC salue ces prises de position courageuses. Elles montrent qu’une autre voix existe au sein même de l’Enseignement catholique : une voix qui refuse de réduire la prévoyance à une simple ligne budgétaire ; une voix qui rappelle que les enseignants ne sont pas une variable d’ajustement.
Mais rien n’est encore gagné.
Il faut désormais que ces prises de position remontent jusqu’aux instances nationales de l’Enseignement catholique et se traduisent rapidement par des avancées concrètes pour les 145 000 enseignants concernés. Le Snec-CFTC reste pleinement vigilant et poursuivra ses actions, partout en France, tant qu’un changement de cap clair, concret et vérifiable ne sera pas engagé.
Depuis des mois, le Snec-CFTC alerte sur les conséquences humaines, sociales et professionnelles de la disparition du régime actuel de prévoyance. Maladie, invalidité, décès : la prévoyance protège les enseignants dans les moments les plus difficiles de leur vie.
La mobilisation des enseignants permet de mettre chacun face à ses responsabilités. Elle montre que ce dossier ne peut plus être traité avec des arguments exclusivement comptables.
Face à l’obsession budgétaire, nous appelons à la raison, à la responsabilité et à l’application réelle de la doctrine sociale de l’Église, chère à l’Enseignement catholique.
Il est encore temps de suspendre toute décision irréversible. Il est encore temps d’ouvrir de véritables négociations. Il est encore temps de maintenir et de garantir une prévoyance obligatoire, protectrice et accessible à tous les enseignants du privé sous contrat.
Le Snec-CFTC continuera d’agir, partout où cela sera nécessaire, pour défendre vos droits, votre protection sociale et votre dignité professionnelle.
La mobilisation paie. Continuons. Encore plus forts ensemble !
Lire le discours prononcé au Panthéon par le Snec-CFTC 28 mai 2026




