Le Conseil supérieur de l’éducation de ce jeudi 17 septembre s’est déroulé dans des conditions particulières.
En effet, à l’invitation du ministre de l’Éducation nationale, les membres du CSE ont été invités à partager un petit-déjeuner en présence de Cécile Kholer et de Jacques Paris, qui pour rappel, ont été détenus dans des conditions indignes dans une prison des services de sécurité iraniens de mai 2022 à novembre 2025. Cécile Kholer et Jacques Paris ont témoigné de leurs conditions de détention très difficiles, mais nous ont également informés de l’esprit de résistance qui animait une grande partie du peuple iranien, malgré la violence exercée par le régime théocratique en place. Ils nous ont également invités à éprouver la satisfaction qui pouvait être la nôtre de vivre dans une démocratie, rappelant que la persistance de la démocratie n’allait pas de soi, et qu’un régime de délibération démocratique méritait d’être protégé. Leur témoignage incarné et touchant nous rappelle que la liberté qui est la nôtre ne doit jamais être considérée comme totalement acquise.
Un malaise profond chez les enseignants
La séance plénière du Conseil supérieur de l’Éducation s’est ouverte ensuite en Salle Condorcet en présence du ministre, dans un format aménagé. Ce dernier a en effet proposé d’entendre les déclarations liminaires de toutes les organisations représentées au CSE (Représentant(e)s des familles, des lycéen(ne)s, des étudiant(e)s, des enseignant(e)s), puis d’y répondre.
Le Snec-CFTC a rappelé à cette occasion le profond malaise qui règne chez les enseignants, accentué par un sentiment de manque de reconnaissance et par un décrochage salarial présenté comme l’un des facteurs de la perte d’attractivité du métier.
Situation des maîtres délégués dans l’académie de Nantes
Le Snec-CFTC n’a pas manqué d’interpeller le ministre sur les difficultés rencontrées par certains maîtres délégués dans l’académie de Nantes.
En effet, dans cette même l’académie, fin juin, le Snec-CFTC avait été interpellé par certains de ses maîtres. Leur ancienneté leur aurait permis, à compter de septembre 2026, d’obtenir le statut de maître délégué en CDI. lls se sont vu notifier par courriel fin juin qu’ils ne seraient pas réemployés à la rentrée faute de besoin, le même courriel les informait néanmoins que le rectorat reviendrait vers eux dès le mois de janvier 2027, selon les besoins du service. La question suivante a alors été posée au ministre, le cynisme gestionnaire est-il LA réponse à la précarité des agents ?
Le ministre a bien entendu la situation dénoncée par le Snec-CFTC et a répondu que cette situation particulière remontée ce jour était particulièrement injuste. Il a assuré au Snec-CFTC que ses services allaient vérifier objectivement les faits et demander au rectorat d’agir autrement, car cela posait un évident problème de dignité.
Le Snec-CFTC restera vigilant sur ce sujet auprès du ministère et du rectorat.
Il veillera à défendre les intérêts de tous les maîtres de l’enseignement privé sous contrat.
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