Enseignement privé : Suppressions de postes à la rentrée 2019

27/09/2018 | 1er degré, 2nd degré, Toutes les actualités

Alors que le nombre d’élèves scolarisés augmente, l’État veut supprimer 550 postes dans l’enseignement privé sous contrat à la rentrée 2019 et imposer des heures supplémentaires aux maîtres.

Ce que veut l’État, en réalité, c’est imposer aux de travailler plus (plus d’heures devant des classes toujours plus chargées) pour maintenir leur pouvoir d’achat. Or, par le gel de la valeur du point de la fonction publique, le report de la progression indiciaire prévue par PPCR, la hausse de la pression fiscale et sociale, c’est l’État lui-même qui est responsable de la baisse du pouvoir d’achat. Sur les 30 dernières années, la baisse est en moyenne de 1 % par an. Un certifié/PLP/PEPS/PE entré il y a 30 ans dans le métier devrait donc voir son salaire augmenté de près de 50 % pour arriver au pouvoir d’achat qu’il pouvait espérer à ce stade de la carrière.

L’État maltraite ses enseignants en les dévalorisant économiquement et symboliquement. La réalité budgétaire ne doit pas occulter les choix de société opérés par les gouvernements successifs qui ont modifié le positionnement des enseignants dans la structure des salaires. A tel point qu’un maître délégué est moins bien rémunéré qu’un salarié smicard non qualifié en CDD ou en intérim. Cette situation méprisante à l’égard des enseignants est inacceptable et profondément injuste. Alors que les enseignants fonctionnaires du public bénéficient de la sécurité de l’emploi, les 140 000 maîtres du privé sous contrat, eux, sont privés du droit de négocier leurs salaires avec leur employeur.

Le Snec-CFTC refuse l’alourdissement de la charge de travail, les dégradations des conditions de travail et le travailler plus pour gagner plus. Le Snec-CFTC demande que l’Etat donne à ses maîtres les moyens de travailler correctement, pour le bien des enfants de la nation, et les rémunère enfin à leur valeur.

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2018-2019 : une année scolaire avec de grands enjeux.

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Autant de mesures qui, pour Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, doivent permettre de lutter contre l'échec scolaire et de mieux préparer les élèves à la poursuite d’études ou à l’insertion professionnelle.

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