Depuis plus de deux ans, une injustice persiste concernant la rémunération des chefs d’établissement de l’enseignement privé.
Le 4 août 2023, l’État a supprimé le contingentement de passage à la classe exceptionnelle ainsi que les viviers 1 et 2. Dix jours plus tard, le 14 août, le ministère a instauré une bonification d’ancienneté pour les seuls directeurs d’écoles publiques, afin de corriger les effets de cette réforme et de reconnaître leur mission particulière.
Les chefs d’établissement de l’enseignement privé sous contrat, eux, en ont été exclus.
Pour le Snec-CFTC, cette différence de traitement n’est ni compréhensible ni acceptable. Elle contredit l’esprit même du principe de parité rappelé par l’article L. 914-1 du Code de l’éducation.
Depuis lors, le syndicat demande la transposition aux chefs d’établissement du privé sous contrat des dispositions accordées aux directeurs de l’enseignement public, afin que la reconnaissance des responsabilités exercées ne s’arrête pas aux portes du privé.
Sur ce dossier, le rôle de nos élus CCMMEP a été décisif et le demeure. À maintes reprises, ils ont alerté le ministère sur cette rupture d’égalité de traitement et relancé le sujet lors des échanges avec les ministres successifs.
Ce travail patient d’alerte, de relance et de suivi a permis de maintenir le dossier ouvert au plus haut niveau, alors même qu’aucune avancée concrète n’était obtenue. Il montre aussi l’utilité du CCMMEP quand il est pleinement investi comme instance nationale de dialogue social.
Le ministère doit se saisir de la rémunération des chefs d’établissement
Un cap nouveau a toutefois été franchi lors de la rencontre du 10 février 2026 avec Édouard Geffray. La délégation du Snec-CFTC était composée de Véronique Cotrelle, présidente, Philippe Groussard, secrétaire général, et Anne Cabaret, secrétaire générale adjointe. À cette occasion, le ministre a indiqué ne pas voir d’objection à travailler cette question et a reconnu qu’il n’y avait pas de raison que les dispositions diffèrent entre public et privé sous contrat.
Le Snec-CFTC prend le ministre au mot. Seul syndicat à accompagner l’ensemble des professionnels de l’enseignement privé sous contrat — AESH, enseignants du 1er et du 2nd degrés, chefs d’établissement, salariés OGEC, personnels et enseignants de l’agri — il poursuivra ce combat jusqu’à ce que l’égalité de traitement soit pleinement réaffirmée dans les textes comme dans les faits.
Sur ce dossier, nous n’attendons plus une écoute de principe. Nous attendons maintenant une traduction concrète.


