La course en solitaire de l’Enseignement catholique

22/09/2022 | 1er degré, 2nd degré, Toutes les actualités

L’Enseignement catholique a publié il y a quelques mois un document intitulé « Contributions pour l’Ecole ». Il y a porté des revendications concernant l’obligation réglementaire de service, l’annualisation du temps de travail des maîtres, la rémunération au mérite, la mixité des publics. Plus récemment le Secrétaire général adjoint de l’Enseignement catholique a affirmé dans une interview donnée la revue ECA (hors-série de mai 2022) : « Une revalorisation significative de la rémunération des enseignants doit s’accompagner d’une organisation plus moderne de l’Education nationale et donc du travail des enseignants. Cela passera par une annualisation, au moins partielle, du temps de travail. » Il a aussi demandé la suppression de certaines réductions horaires et de pondérations qui ne seraient plus justifiées aujourd’hui, sans préciser lesquelles. Il s’agirait aussi d’obtenir la bivalence, en particulier au collège, et un corps unique d’enseignants. Certes, il envisage l’agrégation pour tous (c’est la proposition la plus agréable du lot), mais… Certes, il précise ne pas demander une augmentation de l’obligation réglementaire de service (temps de cours porté à l’emploi du temps) mais…

Mais rien n’est dit concernant les autres missions donc concernant le temps de travail effectif. Quid du droit à la déconnexion, sujet porté au Grenelle de l’éducation par le Snec-CFTC ? Comment borner le temps d’échange avec les élèves et les familles, temps qui s’est fortement accru depuis le début de la crise sanitaire ? et/ou comment reconnaître la réalité de ce temps de travail et le rémunérer ? Si une relation pédagogique individualisée est un idéal louable, il faut des moyens pour l’atteindre : les enseignants ne sont pas des cadres au forfait et on ne peut pas leur demander de travailler 60 heures par semaine !

Deux remarques sur une méthode qui ne relève pas de la recherche du bien commun :

  • L’Enseignement catholique n’est pas l’employeur des maîtres. Alors même qu’il a souhaité le statut issu de la loi Censi (absence de relation contractuelle entre le maître et l’établissement), il agit comme un employeur et fait du lobbying auprès du cabinet du ministre et des parlementaires pour obtenir ce qu’il souhaite. C’est son droit. Là où les choses deviennent contestables sur la méthode, c’est qu’il le fait sans même avoir échangé avec les organisations syndicales représentant les maîtres alors même que les contacts avec elles sont nombreux et réguliers sur d’autres sujets.
  • Même s’il est majoritaire, l’Enseignement catholique n’est pas le seul réseau de l’enseignement privé. En position dominante, il cherche à imposer ses desiderata aux établissements et aux maîtres des autres réseaux.

La revalorisation à venir fera l’objet d’échange entre l’Etat et les syndicats. Le Snec-CFTC sera intransigeant sur le temps de travail effectif et la rémunération horaire des maîtres de tous les réseaux de l’enseignement privé sous contrat.

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