Directions multisites : le Snec au cœur d’un travail national.

9 mai 2026 | Chefs d’établissements, Toutes les actualités

Un travail national engagé depuis 2025

Depuis avril 2025, la question des directions multisites fait l’objet d’un travail national conduit au SGEC. Le Snec-CFTC prend part à ce dossier de façon continue par l’intermédiaire de Simon HEIMST, représentant des chefs d’établissement au Bureau national, mandaté aux réunions du groupe de travail « Pilotage des établissements » du 10 avril 2025, du 21 novembre 2025 et du 10 février 2026. Cette présence dans la durée permet au Snec-CFTC de faire entendre une parole cohérente et de regarder la réalité des multisites telle qu’elle est, sans la caricaturer, ni l’enjoliver.

Un état des lieux lucide

Dès avril 2025, les échanges organisés au Sgec avaient un objectif modeste mais utile : faire un état des lieux, identifier les leviers, les obstacles et les points de vigilance. Les données présentées montraient déjà que le phénomène n’était plus marginal, avec 1200 chefs d’établissement dirigeant plus d’un établissement, et une progression marquée dans le premier degré comme dans les configurations 1D/2D. Mais surtout, les questions concrètes sont tout de suite apparues : éloignement du management, usure des chefs d’établissement, absence de projet commun quand les regroupements sont avant tout subis, les délégations, la rémunération et les responsabilités des adjoints ou responsables de site. À ce stade, un constat partagé a été posé : le multisite n’est pas une organisation ordinaire ; il ne peut pas devenir, en lui-même, une vision stratégique du pilotage des établissements.

Une ligne constante du Snec-CFTC

Dans ces travaux, le Snec-CFTC a porté sa voix avec constance. “Il ne s’agit pas pour nous de nier que certaines organisations puissent répondre localement à une situation donnée. Mais il s’agit de rappeler qu’un regroupement n’est pas réussi parce qu’il est décidé ; il ne l’est que s’il est préparé, clarifié, accompagné, et s’il ne se réduit pas à une réponse de court terme à des contraintes de moyens”. Dès avril, le Snec-CFTC insistait sur la nécessité de clarifier le cadre juridique et administratif, d’analyser les retours d’expérience et de prévoir un accompagnement extérieur.

Novembre 2025 : passer du constat à l’action

La réunion du 21 novembre 2025 a marqué un second temps : ne plus seulement nommer les problèmes, mais tenter de structurer des actions concrètes. Simon Heimst a résumé l’inquiétude du Snec-CFTC par une formule claire : « Chercher à mettre du sens a posteriori à un mode de pilotage conçu en réponse à des problématiques financières relève d’un exercice de communication. » Cette formule résume une inquiétude de fond du Snec-CFTC : lorsque les moyens dictent d’abord les choix, il ne suffit pas ensuite d’invoquer le « sens » ou le « projet » pour dissiper les effets concrets sur les équipes, les CE, les adjoints et les familles. Dans cette même réunion, le Snec-CFTC a remis au centre des débats la question de la rémunération des adjoints, les fortes disparités territoriales et la nécessité d’un audit externe pour objectiver les pratiques.

Février 2026 : des exigences réaffirmées

Cette constance se retrouve lors de la réunion du 10 février 2026. Alors que le groupe de travail entre dans une phase plus technique, avec relecture des fiches-actions, le Snec-CFTC maintient les exigences déjà posées : ne pas transformer un relevé des délégations en simple « catalogue » permettant de transférer des responsabilités vers les responsables intermédiaires ; préférer un audit externe à un simple recensement interne ; ouvrir aux RI la possibilité de suivre le BC2 « pilotage des établissements » du titre de dirigeant ; construire enfin un document d’accompagnement réellement utile aux CE, aux responsables intermédiaires et aux tutelles. Sur le fond, sa ligne reste claire : si le multisite existe, il doit être strictement encadré, et non banalisé.

Des débouchés encore incertains

Reste désormais la question décisive : quels débouchés concrets ? À ce stade, le bilan est contrasté. Oui, un travail national a été engagé. Oui, des analyses ont été partagées. Oui, des pistes existent : clarifications réglementaires, audit, vade-mecum, formation, encadrement des délégations… Mais, dans le même temps, le compte rendu de février rappelle que la recherche d’un cadrage ministériel demeure très incertaine et qu’il n’existe « aucune avancée significative ». Quant aux suites, elles sont renvoyées à une synthèse transmise à la Commission permanente, « qui décidera des suites à donner ». Autrement dit, rien ne permet encore d’affirmer que les préconisations issues de ces réunions produiront des changements effectifs sur le terrain.

Un dossier toujours ouvert

C’est pourquoi, pour le Snec-CFTC, le dossier reste ouvert. Ce que nous attendons désormais, ce sont des suites réelles : des clarifications, des garanties, des outils utiles, une harmonisation minimale des pratiques. À défaut, le risque est connu : un travail sérieux aura été mené, sans que ses conclusions ne modifient réellement les situations vécues dans les établissements. C’est précisément ce que nous voulons éviter.

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